(TOGODAILYNEWS) – L’agriculture togolaise est dans une phase de consolidation, portée par une planification axée sur des résultats et soutenue par des investissements conséquents. Au cœur de cette dynamique se trouve la mise à disposition des engrais vivriers.
La disponibilité des engrais vivriers pour les producteurs s’impose comme un facteur déterminant pour soutenir la production nationale et améliorer les rendements. Les prévisions pour 2026, tant en volumes qu’en ressources financières mobilisées, sont considérables.
Les engrais vivriers désignent des fertilisants destinés spécifiquement aux cultures alimentaires de base, telles que le maïs, le riz, le sorgho, le mil, l’igname ou encore le manioc. Ils apportent aux sols les éléments nutritifs essentiels (azote, phosphore, potassium) nécessaires à la croissance des plantes.
Dans des environnements où les terres sont souvent soumises à une exploitation continue, ces apports deviennent indispensables pour restaurer la fertilité des sols et garantir des productions suffisantes. Sans engrais, les rendements chutent, compromettant à la fois les revenus des producteurs et l’approvisionnement des marchés.
Une projection ambitieuse pour 2026
Pour l’année 2026, les autorités togolaises prévoient la distribution de 85 000 tonnes d’engrais vivriers (contre 77 938 tonnes en 2024 et 33 435 tonnes en 2025), pour un coût global estimé à 42,4 milliards de francs CFA.
Cette enveloppe témoigne de l’importance stratégique accordée au secteur agricole. La répartition par région met en lumière une approche différenciée, adaptée aux besoins et aux potentialités de chaque zone : 500 tonnes pour 249,9 millions de francs CFA dans le Grand Lomé, 7 000 tonnes pour 3,4 milliards de francs CFA dans la région Maritime.
11 500 tonnes pour 5,7 milliards de francs CFA dans la région des Plateaux, 13 000 tonnes pour 6,4 milliards de francs CFA dans la région Centrale, 18 000 tonnes pour 8,9 milliards de francs CFA dans la région de la Kara et 35 000 tonnes pour 17,4 milliards de francs CFA dans la région des Savanes.
Cette distribution reflète notamment le poids agricole de la région des Savanes, véritable grenier du pays, où de nombreux ménages vivent principalement de l’agriculture.
Impact direct
La disponibilité des engrais vivriers transforme profondément les conditions de production. Elle permet aux agriculteurs d’améliorer significativement leurs rendements à l’hectare, de sécuriser leurs récoltes et de mieux résister aux aléas climatiques.
En facilitant l’accès à ces intrants, souvent coûteux pour les exploitants, l’État réduit une contrainte majeure. Les producteurs peuvent ainsi cultiver de plus grandes superficies avec de meilleures perspectives de rentabilité. Cela se traduit par une augmentation des revenus agricoles et une amélioration des conditions de vie en milieu rural.
S’agissant des commerçants, une production accrue signifie des volumes plus importants à écouler, favorisant la dynamisation des marchés locaux et régionaux. Quant aux transformateurs, elle garantit une disponibilité régulière de matières premières, essentielle au développement des unités agroalimentaires.
Du côté des consommateurs, l’augmentation de l’offre contribue à stabiliser, voire à réduire les prix des denrées alimentaires. Elle améliore ainsi l’accès à une alimentation suffisante et diversifiée, un enjeu majeur dans un contexte de croissance démographique.
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