(TOGODAILYNEWS) – Dans l’optique de mettre sur la table leurs préoccupations, notamment sur l’emploi, l’entrepreneuriat et leur participation aux décisions, afin de porter des propositions concrètes au prochain Sommet de la Francophonie, prévu à Phnom Penh en novembre, la capitale togolaise accueille pendant deux jours, des représentants de la jeunesse francophone venus de plusieurs horizons.
À Lomé, les jeunes francophones ne veulent pas seulement être consultés. Ils veulent aussi que leur parole compte.
Les 1er et 2 octobre 2026, le Réseau international de la jeunesse de la Francophonie (RIJF), avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), réunit des représentants d’organisations de jeunesse pour préparer leur contribution au XXe Sommet de la Francophonie, qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Phnom Penh, au Cambodge.
La rencontre se tient autour du thème du prochain Sommet : « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ». Mais à Lomé, les échanges devraient surtout tourner autour d’une préoccupation très concrète pour les jeunes : comment trouver un emploi, créer une activité et avoir davantage de possibilités de participer aux décisions qui concernent leur avenir ?
L’emploi, une priorité pour les jeunes
Les résultats de deux enquêtes réalisées en amont de la rencontre montrent l’importance accordée aux questions économiques.
68 % des personnes interrogées souhaitent que la Francophonie renforce son soutien à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes. Pour améliorer leur employabilité, 59 % citent la formation professionnelle et technique, tandis que 49 % mettent en avant l’accès au financement.
Ces attentes ne sont pas uniquement liées à la recherche d’un revenu. Pour les participants, les perspectives économiques offertes aux jeunes peuvent également jouer un rôle dans la stabilité des communautés.
Près de 95 % des répondants estiment ainsi que l’emploi, l’entrepreneuriat et l’innovation des jeunes peuvent contribuer à la paix et à la stabilité dans leurs communautés.
« Être entendus » ne suffit plus
Une autre donnée ressort des enquêtes : 57,5 % des répondants estiment que les contributions des jeunes lors des consultations ou des dialogues avec les autorités publiques ne sont pas suffisamment prises en compte.
C’est justement l’un des enjeux de la rencontre de Lomé. Les participants ne sont pas réunis uniquement pour échanger leurs expériences. Ils doivent aussi transformer les préoccupations exprimées dans les enquêtes en recommandations concrètes.
Les travaux se poursuivent ainsi en petits groupes, autour de plusieurs thématiques, avant une restitution collective.
Du Togo au Québec, une même table de discussion
La rencontre réunit 20 organisations membres du RIJF venues de différents espaces francophones, de la République démocratique du Congo au Québec, ainsi que neuf organisations togolaises de Lomé, Dapaong et Mango.
Les profils sont variés. Les organisations représentées travaillent notamment sur la démocratie, la paix et la sécurité, l’emploi et l’entrepreneuriat, l’environnement, l’éducation, les droits humains, l’égalité des genres, le numérique, le sport ou encore la culture.
Cette diversité doit permettre de confronter des réalités différentes et de faire émerger des propositions communes.
Des jeunes ayant participé au Parlement francophone des jeunes (PFJ) prennent également part à la démarche afin de partager les principaux résultats de leurs travaux.
Les recommandations de Lomé iront à Phnom Penh
Le 2 octobre sera consacré à la sélection et à la validation des recommandations issues des discussions.
Ces propositions constitueront la contribution du RIJF en vue du XXe Sommet de la Francophonie. Deux porte-parole seront désignés à l’issue de la Consultation. Ils auront la responsabilité de porter ces recommandations à Phnom Penh et de défendre directement la voix des jeunes auprès des décideurs de la Francophonie.
La rencontre de Lomé intervient quelques jours après l’Assemblée plénière de la Conférence des OING de la Francophonie, organisée à Cotonou les 28 et 29 septembre. Les deux initiatives participent ainsi à une même dynamique de concertation de la société civile francophone avant le Sommet.
Lomé, une étape avant le grand rendez-vous de novembre
La cérémonie d’ouverture réunit notamment Caroline St-Hilaire, Administratrice de l’OIF, ainsi que le Dr Abdul Fahd Fofana, ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports du Togo. Désiré Nyaruhirira, Conseiller spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie, participe également à cette étape.
Pour le RIJF, l’enjeu est de donner une place plus importante aux jeunes dans la construction des politiques qui les concernent.
Créé fin 2022 avec le soutien de l’OIF, après l’initiative « La Francophonie de l’avenir » qui avait mobilisé plus de 10 000 jeunes en 2020, le réseau compte aujourd’hui 448 organisations de jeunesse issues de 34 États et gouvernements membres de l’OIF.
Pendant deux jours, Lomé sera donc un espace de dialogue. Mais surtout, une étape avant Phnom Penh. Avec l’espoir que les préoccupations exprimées par les jeunes ne restent pas dans les salles de réunion et qu’elles trouvent une place dans les décisions qui dessineront l’avenir de la Francophonie.
© TOGODAILYNEWS, pour vos reportages, annonces et publicités, contacter le Tél : (00228) 90 90 49 83 ; Email : togodailynews@gmail.com


+ There are no comments
Add yours