(TOGODAILYNEWS) – Face à une dégradation préoccupante des portefeuilles de crédit, le gouvernement togolais a réuni les acteurs de la microfinance pour réfléchir aux mécanismes innovants de recouvrement et présenter les avancées de la nouvelle loi sur la réglementation du secteur.
Sur instruction du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministère des Finances et du Budget a organisé ce vendredi 27 mars 2026, à Lomé, un atelier national sur le recouvrement des créances.
Plus de 150 participants à savoir décideurs, institutions financières et acteurs du secteur, ont pris part à cette rencontre stratégique.
Avec près de 4,7 millions de membres et un encours de crédits de 352 milliards FCFA, la microfinance togolaise affiche une vitalité remarquable. Mais les crédits en souffrance ont bondi de 49,2 % en trois ans, et le taux brut de dégradation du portefeuille atteint 6,7 % en 2025, soit plus du double de la norme communautaire fixée à 3 %.

Cette situation peut créer d’énormes problèmes à l’économie nationale notamment la réduction de l’accès au crédit pour les populations vulnérables ; la hausse des taux d’intérêt pour les emprunteurs ; perte de confiance des déposants et investisseurs ; risque de déstabilisation du système financier.
Adoptée le 23 mars 2026, la nouvelle loi sur la microfinance impose à savoir des règles strictes de gouvernance et de transparence ; une supervision renforcée ; des obligations accrues en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Elle vise à sécuriser l’épargne des populations et à consolider la confiance dans le système financier.
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« Le crédit est un contrat de confiance. Si son remboursement devient une exception, c’est tout l’édifice de la finance inclusive qui risque de s’écrouler » a rappelé Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du budget.
A l’issu de cette rencontre plusieurs résultats sont attendus incluant un diagnostic clair des causes de la dégradation des portefeuilles ; la proposition de mécanismes innovants de recouvrement ; l’engagement des acteurs à renforcer la résilience du secteur.
Le président de l’APSFD, M. Gabiam, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement des institutions de microfinance à s’approprier la nouvelle loi et à collaborer avec les autorités pour restaurer la confiance.
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