Le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a prononcé un discours à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 19 février 2020, à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Dans son speech, intitulé, « Libérer les entrepreneurs africains », le Secrétaire d’Etat américain a cité en exemples des pays africains comme le Rwanda, le Togo, l’Angola et l’Ethiopie qui ont pris des mesures pour renforcer la liberté des entrepreneurs.
« Le Togo a abattu des obstacles bureaucratiques similaires en matière de frais, de temps d’attente, de permis et d’autres entraves pour les propriétaires d’entreprises », a déclaré, le 19 février 2020, Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat des USA, dans son discours sur le thème « Libérer les entrepreneurs africains » prononcé devant la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
Pour le patron de la diplomatie américaine, certains pays dont le Togo, ont déjà pris des mesures pour renforcer la liberté des entrepreneurs. Aussi, le Rwanda a exempté les petites et moyennes entreprises de certains impôts, il a réduit considérablement à plusieurs reprises les dépenses de construction et il a modernisé son réseau électrique. À plus grande échelle, « j’arrive tout juste d’Angola, où le président Lorenco et son équipe tournent courageusement la page de la corruption et privatisent des centaines d’entreprises publiques » a indiqué Mike Pompeo.
S’agissant de l’Ethiopie, le Secrétaire d’Etat a fait savoir que « les citoyens ont fait pression pour le changement. Les réformes audacieuses du Premier ministre Abiy stimulent la croissance du secteur privé, ce qui peut contribuer à donner le ton à l’ensemble du continent ».
Toutefois, il reconnait que « Rien de tout cela n’est facile. Si c’était facile, cela aurait été fait depuis longtemps. Les États-Unis l’admettent ». Ainsi, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo encourage les pays africains à libéraliser leurs économies, ce qui, selon lui, est la seule option pour sortir de la pauvreté. Car, plus de 60% de la population africaine a moins de 25 ans et, seules « les nations accueillantes pour le secteur privé stimuleront suffisamment la croissance, suffisamment d’opportunités, suffisamment de ressources, suffisamment de capitaux pour créer des emplois et assurer la prospérité dans les proportions nécessaires à ce continent et dans les délais requis » a souligné Mike Pompeo dans son discours tout en notant que, pour les dirigeants africains d’aujourd’hui, les générations futures dépendent d’un environnement stable, exempt de corruption, qui attire les investissements étrangers.
Avec des politiques et un leadership approprié, « nous croyons qu’une véritable libération économique aura lieu ici en Afrique… Si vous vous concentrez tous sur l’essentiel, si vous faites les choses correctement, si vous assurez la transparence et la bonne gouvernance, les entre prises américaines viendront. Nous sommes présents en Afrique depuis fort longtemps. Davantage de capitaux afflueront » a fait Mike Pompeo qui a rappelé que le gouvernement américain, l’administration Trump souhaite que ces liens commerciaux avec l’Afrique se poursuivent et se développent. « Nous nous y sommes engagés. S’il y a une chose que vous devez savoir sur notre président, mon patron, c’est qu’il aime les affaires. Il veut qu’il y en ait plus. Il veut qu’un plus grand nombre d’affaires soient conclues entre les États-Unis et les nations de toute l’Afrique ».
Le Togo est donc sur la bonne voie avec les mesures prises pour l’amélioration du climat des affaires.
Joël YANCLO

+ There are no comments
Add yours