Premier forum annuel sur la titrisation : Sani Yaya recommande d’examiner quelques pistes pour assurer la crédibilité de cet instrument

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Le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya a ouvert le mercredi 30 novembre 2022 à Lomé, les travaux du premier forum annuel sur la titrisation en zone UEMOA. C’était en présence du vice-président de la Société financière Internationale (SFI), Sergio Pimenta et du directeur général de la Bourse Régional (BRVM), Edoh Kossi Amenounve.

Au lendemain de la clôture de la première édition, en présentielle, de l’Africa Financial Industry Summy (AFIS) tenue les 28 et 29 novembre dernier à Lomé, s’est ouvert le premier forum annuel sur la titrisation. Ceci confirme le leadership du Togo comme place financière de renom et hub financier de la sous-région.

Plus de 120 acteurs de l’écosystème de la finance se penchent à Lomé sur le marché spécifique de la titrisation des pays de la zone UEMOA.

Le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya a saisi cette opportunité pour saluer et remercier les organisateurs pour cette initiative, qui est parfaitement en ligne avec la thématique centrale du sommet de AFIS qui s’est clôturé le 29 novembre dernier et dont l’objectif était de rechercher toutes les solutions innovantes pour assurer le financement des économies africaines dans un contexte marqué par les crises et les chocs multiples mais en s’appuyant bien sûr sur les techniques nouvelles, l’innovation et les avancées technologiques.

« C’est aussi l’ambition du Gouvernement togolais d’assurer le financement des entreprises notamment les petites et moyennes entreprises. Ceci se traduit dans ses actions et les réformes courageuses que le Gouvernement togolais engage depuis quelques années pour soutenir les entreprises notamment les petites et moyennes entreprises » a indiqué Sani Yaya.

Apparue, il y’a environ 60 ans aux Etats Unis, la titrisation qui est un instrument de financement et source de liquidité est une solution alternative et complémentaire pour nos économies en croissance s’est progressivement répandue dans le monde, avant de connaître un ralentissement pendant la crise financière de 2008, crise durant laquelle des dérives ont été observées dans l’utilisation de cet instrument.

A en croire Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances du Togo, à ce jour, le marché de la titrisation a retrouvé son dynamisme mondial grâce à un meilleur encadrement, une meilleure transparence, la simplification et une standardisation des opérations.

« Selon les informations fournies par l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF-UMOA), à ce jour 12 opérations de titrisation ont été réalisées depuis 2014, pour un montant de 1.065,8 milliards de francs CFA, dont six opérations, au cours des deux dernières années. Cela confirme non seulement que le marché a adopté cette technique de financement, mais aussi que la titrisation a un important potentiel dans la zone UEMOA et en Afrique » a-t-il laissé entendre.

Et de préciser que « Cependant, il me semble que le potentiel de cette technique financière est loin d’être pleinement exploité dans notre zone. Je ne peux donc qu’accueillir avec enthousiasme la tenue d’un tel forum qui permettra d’effectuer le bilan des 12 dernières années de la titrisation et d’identifier les actions concrètes à mener afin d’accélérer son développement ».

« Et parlant justement des actions concrètes à conduire pour accélérer son développement, je voulais me permettre d’oser devant vous les experts qui connaissez bien la matière quelques pistes de réflexion. Je pense qu’un cadre juridique et règlementaire précis est important pour assurer la crédibilité de cet instrument et la confiance de tous les acteurs du marché. Je pense également que la qualité des créances qui sont titrisées est un élément très important pour assurer la confiance à cet instrument et assurer justement la liquidité des partenaires, des opérateurs économiques, des investisseurs qui ont de la liquidité et qui voudront investir dans cet instrument » a déclaré Sani Yaya.

Sponsorisé par World Bank Group (IFC), la BOAD et GCR Rating, chaque investisseur acquiert en quelque sorte une fraction du portefeuille d’actifs titrisés, sur la base des flux financiers futurs des actifs, qui garantissent le remboursement des obligations.

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Bernard AFAWOUBO

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