Togo : Un taux d’exécution de 68 % confirme la dynamique des réformes

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(TOGODAILYNEWS) – Avec un taux d’exécution physique de 68,4 % et un taux financier de 63,3 %, le Togo affiche des avancées notables dans la mise en œuvre de ses réformes à fin juin 2026. La revue nationale organisée par le Ministère des Finances et du Budget confirme la dynamique de modernisation de l’État et la volonté de bâtir une gouvernance plus transparente et inclusive.

Le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers (SP-PRPF) a réuni le 28 août dernier, en visioconférence plus d’une centaine de participants issus des ministères, institutions publiques, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers. L’objectif est de dresser le bilan du PTBA 2026, identifier les contraintes et proposer des mesures correctives pour atteindre les résultats d’ici décembre.

Parmi les chantiers prioritaires figure la gouvernance financière. Le gouvernement met notamment en avant l’opérationnalisation du plan de mobilisation des recettes et la poursuite de réformes fiscales structurantes.

Des études d’impact sur la Loi de Finances 2026, ainsi que l’élaboration de notes d’analyse stratégique, doivent également contribuer à améliorer la crédibilité du Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) et à consolider la souveraineté budgétaire de l’État.

L’enjeu est majeur, renforcer les capacités de mobilisation des ressources publiques tout en améliorant la qualité de la programmation et de la gestion budgétaire. Le secteur agricole et foncier figure lui aussi parmi les domaines ayant enregistré des avancées.

Les actions engagées concernent notamment la sécurisation, la cartographie et la mise en valeur des terres agricoles, avec des interventions citées notamment dans les zones de Djagblé et de Kara.

Au-delà de la question foncière, ces réformes doivent faciliter l’exploitation agricole et renforcer la résilience climatique, deux enjeux essentiels pour le développement du secteur agricole togolais.

La transformation numérique occupe également une place importante dans le programme de réformes. Le gouvernement indique notamment avoir élargi les missions de Cyber Defense Africa (CDA), désormais compétente dans la conception et la commercialisation de drones.

Parallèlement, les opérations d’identification biométrique se poursuivent afin de garantir à chaque citoyen une identité unique et sécurisée, considérée comme essentielle pour l’accès aux services publics et sociaux.

Le secteur privé bénéficie également de nouvelles mesures d’accompagnement avec l’opérationnalisation de l’Agence de développement des TPME.

Cette structure est conçue comme un guichet unique d’appui aux entreprises, avec l’ambition de faciliter l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises togolaises.

Pour une économie où les petites et moyennes entreprises jouent un rôle central dans l’activité et l’emploi, ce dispositif constitue un levier important pour améliorer l’accès aux services d’appui et soutenir leur développement. La réforme de l’État se poursuit également sur le terrain de la décentralisation.

Le Togo s’est doté d’une Politique nationale de décentralisation 2025-2034 et a renforcé les ressources destinées aux collectivités territoriales.

Les dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales atteignent désormais 5,5 milliards de FCFA pour les régions et 10,5 milliards de FCFA pour les communes.

Cette progression des financements doit contribuer à renforcer l’autonomie financière des collectivités et leur capacité à répondre aux besoins locaux.

Sur le front environnemental, la loi cadre révisée sur l’environnement, promulguée le 24 mars 2026, modernise le cadre juridique national et intègre les engagements internationaux du Togo en matière de développement durable.

Cette réforme s’accompagne notamment de la création de l’Office national des aires protégées, destiné à renforcer la gouvernance et la conservation de la biodiversité.

Un projet de loi consacré spécifiquement à la gestion des aires protégées a par ailleurs été adopté par le Gouvernement et se trouve actuellement en examen à l’Assemblée nationale.

Le classement Business Ready 2025 de la Banque mondiale place le Togo premier réformateur en Afrique de l’Ouest et troisième en Afrique subsaharienne, derrière le Rwanda et l’île Maurice, avec un score global de 61,52 points.

Les autorités réaffirment leur volonté de maintenir un rythme soutenu de réformes, dans une logique de gouvernance renforcée, de transparence et de progrès partagé, pour un Togo plus résilient, compétitif et inclusif.

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