La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), institution financière de développement des 15 Etats membres de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), œuvre pour le développement de la Communauté à travers le financement de programmes spéciaux. Elle intervient dans plusieurs domaines afin d’atteindre ses objectifs conformément à ses statuts pour créer de la richesse pour le bien-être des populations de la sous-région.
Contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté, en accompagnant les projets de création d’infrastructures d’intégration régionale, et tous autres projets de développement dans les secteurs public et privé ; et aider au développement de la Communauté par le financement de programmes spéciaux, tels sont les objectifs que s’est assignée la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).
En effet, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) promeut une sous-région qui est intégrée, inclusive, durable et résiliente à travers le financement de projets et de programmes de développement nationaux et régionaux.
Être la première banque régionale de développement et d’investissement en Afrique de l’Ouest, moteur de création de richesse, de croissance économique et d’industrialisation pour le bien-être des populations de la région, c’est la vision de la BIDC qui ne ménage aucun pour l’atteindre.
Pour parvenir à ses objectifs, la BIDC s’en tient à ses valeurs fondamentales que sont entre autres l’intégrité, le professionnalisme et l’excellence.
Principalement, la Banque intervient dans les domaines des infrastructures et équipements de base ; du développement rural et environnement (irrigation, contrôle des crues, hydraulique rurale, agriculture, élevage, pêche, protection de l’écosystème, énergies renouvelables, renforcement des capacités) ; du secteur social (formation professionnelle, éducation, santé, appui à la décentralisation, équipements municipaux) ; d’industrie (agro-industrie, industrie minière, autres industries, transfert de technologie, innovations technologiques) ; et des services (services financiers, services relatifs aux technologies de l’information, ingénierie, hôtellerie, etc.).
Sont éligibles à l’assistance financière et technique de la BIDC, les États membres de la CEDEAO ou leurs démembrements ; les entreprises publiques et privées ainsi que les sociétés d’économie mixte des États membres ; les institutions financières locales ; et les personnes morales ressortissantes de la CEDEAO ou étrangères désireuses d’investir dans la zone CEDEAO, dans les opérations relevant des domaines d’intervention de la BIDC.
Le montant des prêts est exprimé en unité de compte (UC) équivalent au Droit de Tirage Spécial (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI). Exceptionnellement, il peut l’être en monnaie locale si les ressources sont levées localement. Le montant des garanties émises ou reçues par la BIDC est exprimé dans la monnaie de l’opération garantie. La commission de dossier, les intérêts et les autres commissions sont exprimés dans la monnaie du prêt, de la garantie ou de la contre garantie selon le cas.
Le niveau d’intervention par opération de prêt de la Banque est fixé comme suit : 1 million d’UC au minimum (environ 1,5 million de dollars EU) ; 20 millions d’UC au maximum (environ 30 millions de dollars EU), pour les projets publics d’envergure nationale ; 30 millions d’UC au maximum (environ 45 millions de dollars EU), pour les projets publics d’envergure régionale ; et 15 millions d’UC au maximum (environ 22,5 millions de dollars EU), pour les projets du secteur privé.
Soulignons que les demandes du financement sont adressées au président de la BIDC.
Parlant du mode d’intervention de BIDC, l’institution financière intervient sous forme de prêts directs à long, moyen et à court terme ; de prise de participation ; d’octroi de lignes de crédit et mise en place d’accords-cadres de refinancement ; d’émission et garantie d’emprunts, d’obligations, de bons et de titres ; et d’opérations d’ingénierie et de services financiers.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Stratégique quinquennal (2021-2025), la Banque se propose de mobiliser de nouvelles ressources à concurrence de 1,48 milliards de dollars US pour accompagner les objectifs de développement de la sous-région. Elle prévoit, ainsi, injecter dans l’économie régionale 1,76 milliard de dollars US sur la période des cinq ans (2021-2025). Ces interventions porteront essentiellement sur les projets nationaux et régionaux d’infrastructures de croissance et d’intégration économique, de développement rural, d’industrie, d’éducation, de santé et des services.
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’institution financière de développement des quinze (15) États membres de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. La Banque est issue de la transformation, en 1999, de l’ex-Fonds de Coopération, de Compensation et de Développement de la CEDEAO en un groupe bancaire dénommé Groupe de la BIDC. Le Fonds avait lui-même été créé en 1975, en même temps que le Secrétariat Exécutif de la CEDEAO (aujourd’hui Commission de la CEDEAO) et est devenu opérationnel en 1979.
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) avait démarré ses activités en 1999 sous la forme d’une société holding avec deux filiales spécialisées notamment le Fonds régional de développement de la CEDEAO (FRDC) dédié au financement du secteur public ; et la Banque régionale d’investissement de la CEDEAO (BRIC) dédiée au financement du secteur privé.
En 2006, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO a décidé de réorganiser le Groupe de la BIDC en une entité unifiée dotée de deux guichets, l’un chargé de la promotion du secteur privé et l’autre du développement du secteur public afin d’étendre les services de la Banque à un plus large éventail d’acteurs impliqués dans des activités et programmes de développement économique durable tant au niveau national que régional. La Banque fonctionne sous cette nouvelle forme depuis janvier 2007. Le siège de la Banque est à Lomé au Togo.
Les instances de décision de la BIDC sont entre autres le Conseil des gouverneurs ; le Conseil d’administration ; et le Président.
Le Conseil des gouverneurs est l’instance suprême de prise de décision. Il détient tous les pouvoirs de contrôle en matière de gestion, de fonctionnement et d’administration.
Le Conseil d’administration est responsable de la conduite des opérations générales de la Banque. La gestion courante de la BIDC relève de la compétence de son Président dont les pouvoirs sont définis par les Statuts. Il est assisté de deux Vice-présidents, l’un étant chargé des Finances et des Services Institutionnels, et l’autre des opérations.
Bernard A.
© TOGODAILYNEWS
Pour vos reportages, annonces et publicités, contacter le service commercial de votre site TOGODAILYNEWS
Tél : (00228) 90 90 49 83
Email : togodailynews@gmail.com

+ There are no comments
Add yours