(TOGODAILYNEWS) – L’agriculture reste incontestable pour son rôle bénéfique sur l’économie nationale. Symbole de croissance et source majeure de revenus pour les ménages, elle jaillit sur la vie socioéconomique du pays. Près du tiers de la population active travaille dans le secteur, un chiffre qui illustre l’importance de l’activité dans l’organisation du monde rural et des ressources humaines du pays.
L’importance de l’agriculture, n’en doutons guère, se retrouve également dans sa contribution à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Elle représente plus de 40 % du PIB national selon plusieurs observateurs économiques.
Dernièrement, le Togo disposait d’un potentiel agricole considérable avec environ 3,6 millions d’hectares de terres cultivables, soit près de 60 % du territoire national. Parmi ces terres, une part significative est mise en valeur par les agriculteurs, avec 1,4 million d’hectares emblavés pour des cultures vivrières et de rente.
La production agricole nationale est diversifiée, allant des cultures de subsistance comme le manioc, l’igname, le maïs et le mil, aux cultures d’exportation telles que le coton, le café et le cacao. Cette pluralité de productions contribue non seulement à la sécurité alimentaire du pays, mais aussi à son insertion dans les marchés régionaux et internationaux. Autant de caractéristiques qui rendent le secteur vital et l’attention à son égard cruciale.
Le secteur agricole n’est pas oublié, ni hier, encore moins aujourd’hui. Pour 2026, le gouvernement annonce vouloir faire de l’agriculture togolaise une agriculture productive, à haute valeur ajoutée, moteur de croissance et de prospérité pour les producteurs.
Le Programme de modernisation de l’agriculture au Togo (Promat) est donc conçu pour concrétiser ce vœu, pour la période 2025-2034. L’objectif, savent les responsables du secteur, passe par l’amélioration des rendements et de la sécurité alimentaire ; le développement des industries de transformation agroalimentaire et le renforcement de l’accès des producteurs au financement ainsi qu’aux marchés.
Les actions vont être soutenues par la mobilisation des intrants agricoles. Là-dessus, le gouvernement maintient un soutien fort pour la souveraineté alimentaire, notamment via la mise à disposition d’engrais NPK et d’Urée.
En 2023, environ 109 000 tonnes d’engrais ont été distribuées au total. En 2022, une subvention de 17 milliards de francs CFA a été mobilisée pour stabiliser les prix des engrais. En 2020-2021, environ 100 000 tonnes d’engrais vivriers ont été offertes en collaboration avec le secteur privé.
Sont également prévues la maîtrise de l’eau et la mécanisation, la promotion des investissements privés, la poursuite des projets structurants tels que le Programme de résilience des systèmes alimentaires (FSRP), le Projet d’aménagement des retenues collinaires (PARC), le Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (Promifa), le Programme régional d’intégration des marchés agricoles (Prima), le développement de l’irrigation, la mise en place des Centres de transformation agricole (CTA), la poursuite de l’agropole de Kara, un projet dont la zone d’influence est d’environ 165 000 hectares dans le bassin de la Kara, avec une ambition de toucher directement environ 300 000 personnes (impact social) et de créer plus de 25 000 emplois (directs et indirects) dans les filières de transformation.
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