(TOGODAILYNEWS) – Plus de trois ans après les opérations de désencombrement menées en février 2023, l’occupation irrégulière du domaine public demeure une réalité dans plusieurs secteurs du Grand Lomé, selon le Comité ad hoc de lutte contre l’occupation anarchique du domaine public.
Dans un communiqué publié le 3 novembre, le Comité dénonce une situation qui continue de peser sur la circulation urbaine, la sécurité des usagers et l’efficacité des services de secours. Les occupations illégales compliquent également la réalisation de projets d’aménagement destinés à améliorer le cadre de vie dans la capitale.
Routes, trottoirs, parkings, jardins publics, espaces verts ou encore zones de stationnement font partie du domaine public concerné par la mesure. Les autorités rappellent que l’installation de baraques, de points de vente non autorisés ou de conteneurs à usage commercial sur ces espaces est strictement interdite. Il en est de même pour l’étalage de marchandises sur la voie publique, l’abandon de véhicules, le dépôt de matériaux de construction ou encore les affichages publicitaires non réglementés.
Sécurité, circulation et assainissement en jeu
Pour le Comité, ces occupations anarchiques ont des conséquences directes sur le fonctionnement de la ville. Elles favorisent les embouteillages, augmentent les risques d’accidents, ralentissent les interventions d’urgence et contribuent aux inondations provoquées par l’obstruction des caniveaux. Elles participent également à la dégradation du paysage urbain.
À l’inverse, la libération des emprises publiques devrait permettre d’améliorer la fluidité de la circulation, de renforcer la sécurité routière, de faciliter l’accès des secours et de soutenir les efforts d’assainissement engagés dans le Grand Lomé.
Dernier délai fixé au 20 novembre
Le Comité ad hoc invite ainsi tous les occupants en situation irrégulière à quitter les espaces concernés avant le 20 novembre 2026.
Passé cette échéance, les services compétents, en collaboration avec les autorités communales, procéderont à la libération des emprises et des parties du domaine public occupées illégalement. Les coûts des opérations seront supportés par les contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur.
Cette nouvelle mise en demeure marque une étape supplémentaire dans la volonté des pouvoirs publics de reprendre le contrôle des espaces publics et d’accélérer les efforts de modernisation et d’assainissement de la capitale togolaise.
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