Banque mondiale : Leçons du Sahel et stratégie togolaise

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(TOGODAILYNEWS) – Face aux crises qui secouent le Sahel, le Togo mise sur une stratégie intégrée de prévention et de résilience. Lors du Forum 2026 sur les fragilités, organisé par la Banque mondiale, Lomé a présenté ses solutions pour anticiper les risques et bâtir un État protecteur.

Le 9 juin 2026, la Banque mondiale a réuni à Washington des décideurs et experts autour du thème : « Soutenir la prévention dans les pays à risque : leçons tirées du Sahel ». Madame le Ministre, Secrétaire Général de la Présidence du Conseil et Gouverneur du Groupe de la Banque mondiale pour le Togo, y a exposé la stratégie nationale de prévention des fragilités, conflits et violences.

Les débats ont mis en évidence plusieurs enseignements notamment Agir tôt et de manière proactive pour éviter l’aggravation des crises ; Renforcer les investissements socio-économiques afin de bâtir un « État protecteur » ; Assurer la présence de l’État dans les territoires vulnérables ; Favoriser la synergie locale entre communautés et partenaires techniques et financiers.

Sous le leadership du Président du Conseil, le Togo déploie une approche structurante :

  • Prévention : architecture intégrée d’alerte et de réponse rapide via le Comité interministériel et le mécanisme d’alerte précoce.
  • Riposte militaire : opération Koundjoaré pour sécuriser le nord face aux incursions terroristes.
  • Résilience socio-économique : Programme d’urgence pour la résilience et la sécurité des communautés (PURS), incluant le projet COSO et des financements additionnels mobilisés via l’IDA 20.

Madame le Ministre a rappelé que la prévention ne peut être uniquement militaire. Elle repose aussi sur la lutte contre les causes structurelles de la fragilité : pauvreté, exclusion sociale, déficit de services publics. Grâce au projet COSO, plus de 830 infrastructures communautaires ont été réalisées, bénéficiant à 545 000 personnes, dont une majorité de femmes, dans l’éducation, la santé, l’eau et l’énergie.

« L’expérience du Sahel montre que là où l’État est absent, les vulnérabilités s’installent et les groupes extrémistes s’enracinent », a souligné Madame le Ministre. Au Togo, la prévention est désormais considérée comme l’investissement le plus rentable pour préserver durablement la paix, la stabilité et le développement.

Aux côtés du Togo et de la Mauritanie, plusieurs personnalités ont enrichi les débats à savoir Ousmane Diagana, Vice-Président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ; Abdellah S. Cheikh Sidiya, Ministre des Affaires économiques et du Développement de Mauritanie ; Bakary Sambe, Chercheur à l’Institut Tombouctou ; Leonardo Santos Simão, Représentant spécial et Chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

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