(TOGODAILYNEWS) – En l’espace d’un an, le Togo a vu son taux d’inflation fondre de manière continue. De 2,9 % en décembre 2024, il est passé à 0,5 % en novembre 2025, selon les données de l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC). Cette évolution traduit une détente du coût de la vie et une meilleure maîtrise des prix à l’échelle nationale.
Au fil de l’année 2025, la dynamique inflationniste s’est progressivement essoufflée. Après s’être maintenue autour de 2,9 % en janvier, l’inflation est descendue à 2,5 % en avril, puis à 2,2 % en mai, avant de passer sous la barre des 2 % en juin. La baisse s’est accentuée au second semestre, avec 1,5 % en juillet, 1,1 % en août, 0,8 % en septembre, 0,6 % en octobre, pour atteindre 0,5 % en novembre.
Selon l’IHPC, cette évolution s’explique par la baisse observée, sur plusieurs périodes, du niveau général des prix des biens et services consommés par les ménages, notamment les produits alimentaires. Cette trajectoire place désormais le Togo parmi les pays de la sous-région affichant une inflation faible et stable, durablement contenue sous le seuil de 3 % fixé par l’Uemoa, critère de référence en matière de convergence macroéconomique.
L’inflation correspond à l’augmentation générale des prix. Lorsqu’elle ralentit, le pouvoir d’achat cesse de se dégrader au même rythme. Une inflation faible ne signifie pas que les prix baissent partout, mais qu’ils augmentent moins vite, offrant davantage de stabilité aux budgets des ménages. Dans un contexte où l’alimentation, le transport et l’énergie pèsent lourdement dans les dépenses quotidiennes, cette modération des prix contribue à réduire la pression sur le panier de consommation, en particulier pour les ménages les plus modestes.
Cette évolution est étroitement liée aux politiques publiques en faveur de la production agricole, principal levier de maîtrise des prix alimentaires. Entre 2019 et 2024, la production céréalière nationale est passée de 1,26 million à 1,56 million de tonnes, soit une hausse moyenne annuelle de 4,3 %, renforçant l’offre locale sur les marchés.
En 2024, près de 28 362 producteurs vulnérables de maïs, de riz, de soja et de niébé ont bénéficié d’un appui en intrants agricoles dans le cadre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo). Pour la campagne agricole 2025-2026, l’État prévoit de mettre à disposition 85 000 tonnes d’engrais, contre près de 78 000 tonnes l’année précédente. Près de 40 % de cette dotation seront destinés à la région des Savanes, où les besoins agricoles restent les plus élevés.
Au-delà de l’agriculture, le gouvernement agit également sur les mécanismes de stabilisation des prix des produits de grande consommation. Le ministère en charge du Commerce et du Contrôle qualité mène une concertation régulière avec les industriels, importateurs et distributeurs afin d’assurer la disponibilité et la modération des prix des produits essentiels, comme les céréales et le gaz. Par ailleurs, il effectue des descentes de terrain.
Les allègements fiscaux ont contribué à amortir les chocs sur les prix. En 2024, le coût des dépenses fiscales s’est élevé à 164,1 milliards de francs CFA, contre 143,2 milliards en 2023, soit une progression de 14,6 %. Ces mesures représentent 18,6 % des recettes liquides de l’État et 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB) et concernent plusieurs secteurs stratégiques.
Ces résultats reflètent les effets positifs des mesures économiques et sociales engagées par le gouvernement, sous la présidence de Faure Gnassingbé, pour stabiliser les prix, soutenir la production nationale et préserver le pouvoir d’achat.
À l’approche de la fin de l’année 2025, le recul de l’inflation apparaît ainsi comme un signal encourageant, traduisant une économie plus résiliente et un environnement plus favorable pour les ménages togolais.
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